TERENCE HILL : LE PLUS BEAU PRETRE
Bonjour à tous,
Voici une petite interview qui date de 1984, pour la sortie du film Don Camillo. Par contre, je ne me souviens plus d'où elle provient...TERENCE HILL frappé par une vocation, il prononça ses vœux.
LE PLUS BEAU PRETRE
L'acteur, qui a temporairement abandonné le rôle de Trinita, campe un Don Camillo hilarant dans ce film qui marque ses débuts à la réalisation.
A quarante-quatre ans, après d'innombrables bagarres dans un décor de Far West à la fois comique et burlesque, Mario Girotti, alias Terence Hill, a mystérieusement trouvé sa vocation et est devenu prêtre! Désormais connu sous le nom de Don Camillo, il doit aussi composer avec un maire athée farouche, un certain Peponne, un paysan typique aux grandes chaussures et à l'esprit vif. Tout cela, bien sûr, sur grand écran, dans un remake (ce que les gens importants appellent un "remake") d'un film qui connut un succès retentissant dans les années 1950 : " Don Camillo", adapté des romans de Guareschi et mettant en vedette de grands acteurs comme Fernandel et Gino Cervi. Et, pour l'occasion, le beau Terence s'est également essayé à la réalisation.
Comment est né cette transformation ? Comment Trinita a pu devenir Don Camillo ?
"C'est une idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps", explique Girotti-Hill, "celle de faire un film, de travailler à la fois devant et derrière la caméra. J'ai choisi ce personnage en particulier car il m'a toujours beaucoup plu par sa droiture, son idéalisme et sa tolérance. Cette confrontation entre le prêtre et le maire de gauche, qui se termine très bien pour les habitants de la ville, est magnifique à mes yeux".Cependant, je dois dire qu'un Terence Hill comme celui-ci était vraiment difficile à imaginer. Comment vos nombreux fans ont-ils réagi en vous voyant sous ce jour, eux qui adorent votre ironie et vos yeux bleus malicieux ?
Je dirais positivement, notamment parce que, une fois de plus, je suis le protagoniste d'un film divertissant. Don Camillo est assurément un personnage complètement différent de ceux que j'ai interprétés jusqu'à présent, mais il n'en reste pas moins très attachant. Après tout, je ne pouvais pas me battre toute ma vie...Vous reniez donc votre passé et votre association avec Bud Spencer ?
Non, en fait, j'ai terminé le tournage d'un autre film avec Carlo (NDLR : Carlo Pedersoli alias le géant Bud) il y a quelques mois, et nous en préparons déjà un autre. Bref, notre collaboration fonctionne toujours : il n'y a aucun désaccord entre nous, nous sommes toujours aussi amis. Il semble toutefois que les producteurs nous apprécient un peu moins, ou plutôt, ils veulent vérifier si nous sommes toujours dans les bonnes grâces du public.Est-ce la première fois que vous travaillez seul ?
Non, mes débuts étaient effectivement en solo, à onze ans, dans le film "Vacanze col gangster". Mais outre mes expériences d'enfance, j'ai joué dans de nombreux westerns et même dans "Le Guépard", où j'interprétais un personnage qui n'avait absolument rien à voir avec le prototype de "Trinita".Et pourtant, c'est peut-être la première fois que vous ne faites pas fondre le cœur des actrices avec lesquelles vous travaillez. Quel genre de prêtre auriez-vous été, sinon ?
C'est vrai. Dans ce "Don Camillo", aucune femme ne tombe amoureuse de moi; espérons d'ailleurs que cela n'affecte pas ma vie privée.Pourquoi ? Mario Girotti est un grand séducteur, un playboy ?
Non, je plaisantais. Je crois fermement au véritable amour, celui qui est si rare dans la vie. Et j'exige la fidélité, mais je sais aussi me réserver entièrement à ma femme.Alors, seriez-vous un bel homme sans aventures à raconter ?
Je n'aime certainement pas ça. Je ne confie pas mes histoires personnelles à mes amis, encore moins à des inconnus. La vie privée est un trésor sacré, qu'il faut préserver précieusement !Pour conclure, parlons de votre film. L'héritage d'un grand acteur comme Fernandel, qui incarnait "Don Camillo" dans la première version, ne vous pèse-t-il pas un peu ?
J'avoue qu'une certaine inquiétude est inévitable. J'ai beaucoup réfléchi au fait que, généralement, lorsqu'un personnage adoré du public est réinterprété par un autre acteur, ce dernier est rarement apprécié, quelle que soit la qualité de sa prestation. Cependant, je crois avoir trouvé la solution : il n'y a pas qu'une seule façon de donner vie à un personnage de roman, et je ne voulais pas imiter Fernandel. De plus, par rapport aux précédentes adaptations de Don Camillo, nous avons cette fois-ci inclus de nombreuses scènes d'action en d'humour. J'ai peut-être pris un petit risque, mais je ne le regrette pas.Terence Hill, quant à lui, sait prendre des risques au bon moment : n'oublions pas que le sang de Trinita coule dans ses veines !
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